Le 7 juillet 2026, lors d’un briefing organisé à Kinshasa, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a présenté un projet de loi visant à renforcer le cadre juridique de l’assainissement dans la capitale congolaise. Cette annonce intervient alors que la responsable du portefeuille environnemental fait face à des critiques concernant son bilan en matière de gestion des déchets.
Accompagnée du porte‑parole du gouvernement, Patrick Muyaya, la ministre a indiqué que le texte avait été finalisé « avec l’accompagnement des experts ». Elle a ainsi déclaré : 'Je viens de finir, avec l’accompagnement des experts, la loi sur l’assainissement'. Le projet de loi, présenté comme un cadre de sanctions, a pour ambition de préciser les mesures à prendre lorsqu’une personne ne respecte pas les exigences environnementales.
Dans le même temps, Marie Nyange Ndambo a mis l’accent sur la problématique des déchets plastiques qui s’accumulent dans les rues et les cours d’eau de Kinshasa. Elle a souligné la nécessité d’un cadre légal capable de contraindre les pollueurs et de favoriser le recyclage, sans toutefois fournir de chiffres chiffrés ou de budget précis.
Le texte de loi, selon les propos de la ministre, doit établir des règles claires pour les acteurs publics et privés, ainsi que des sanctions proportionnées aux infractions. Elle a rappelé que « il faut créer un cadre qui indique même lorsque quelqu’un n’a pas respecté l’environnement », afin d’assurer une application uniforme et efficace des normes.
Le briefing a également permis à Patrick Muyaya de préciser les étapes suivantes du processus législatif. Il a indiqué que le projet de loi serait soumis aux commissions compétentes du Parlement pour examen, avant d’être débattu en séance plénière. Aucun calendrier détaillé n’a été communiqué, mais la ministre a exprimé son souhait de voir la loi adoptée rapidement pour répondre aux enjeux sanitaires de la ville.
La question du plastique a été traitée comme un volet central de la nouvelle législation. La ministre a rappelé que les déchets plastiques constituent une source majeure de pollution, affectant à la fois la santé publique et la qualité de l’eau. Elle a appelé les autorités locales, les entreprises et les citoyens à adopter des pratiques plus responsables, en insistant sur l’importance d’une réglementation stricte pour encadrer la production, la distribution et le traitement des produits plastiques.
En réponse aux critiques qui pesaient sur son mandat, Marie Nyange Ndambo a présenté ces mesures comme une réponse concrète aux attentes de la population. Elle a souligné que le renforcement du cadre juridique devait s’accompagner d’une meilleure sensibilisation et d’un suivi rigoureux des actions menées sur le terrain.
Le projet de loi, bien que présenté comme finalisé, devra encore passer par le processus législatif habituel. Les observateurs politiques attendent de voir comment les différents partis parlementaires réagiront à ces propositions, notamment en ce qui concerne les sanctions prévues et les mécanismes de suivi.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre la pollution urbaine en République démocratique du Congo. La ministre a indiqué que l’adoption de la loi serait un premier pas vers une amélioration durable de la qualité de vie des Kinshasais, tout en rappelant que le respect de l’environnement reste une responsabilité collective.
En conclusion, la présentation du projet de loi d’assainissement par la ministre Nyange marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de répondre aux défis sanitaires et environnementaux de Kinshasa. Le texte, présenté comme un cadre de sanctions, vise à instaurer une discipline juridique stricte pour les acteurs qui ne respectent pas les normes environnementales, tout en ciblant spécifiquement la problématique des déchets plastiques.