Bin Nassor appelle à une concertation inclusive avant de réviser le Code minier

Bin Nassor appelle à une concertation inclusive avant de réviser le Code minier

Le 16 juillet 2026, lors d’une rencontre réunissant les acteurs du secteur minier congolais, Bin Nassor, à la tête de la Fédération des entreprises du Congo, a exposé les exigences d’une réforme du Code minier. Son propos, relayé par les médias locaux, s’est articulé autour d’une conviction forte : seule une approche inclusive et équilibrée permettra d’améliorer durablement le climat des affaires, de renforcer l’attractivité du secteur minier et de consolider la confiance des investisseurs.

En se fondant sur son expérience dans la gestion des ressources naturelles, l’expert a rappelé que le Code minier constitue le pilier juridique qui régit les activités d’extraction et d’exploitation du pays. Il a insisté sur le fait que toute tentative de modification doit s’appuyer sur un dialogue approfondi entre les parties prenantes, afin d’éviter les dérives qui pourraient fragiliser le cadre juridique déjà en place.

« Seule une approche inclusive et équilibrée permettra d’améliorer durablement le climat des affaires, de renforcer l’attractivité du secteur minier et de consolider la confiance des investisseurs », a déclaré Bin Nassor. Cette phrase, au cœur de son intervention, reflète la volonté de placer la concertation au centre du processus législatif, plutôt que de se précipiter vers une adoption rapide du texte.

Le dirigeant a également mis en garde contre toute précipitation dans le traitement du dossier. Selon lui, « une démarche superficielle pourrait compromettre l’adoption harmonieuse de ce texte stratégique ». Cette mise en garde souligne les risques d’une révision mal préparée, qui pourrait engendrer des incertitudes et des oppositions au sein du secteur.

En outre, Bin Nassor a souligné les risques majeurs liés à une révision mal encadrée. Il a identifié trois axes de vulnérabilité : l’instabilité juridique, les tensions politiques et institutionnelles. Ces éléments, selon lui, sont susceptibles de se multiplier si la réforme n’est pas menée avec rigueur et transparence.

« Les risques majeurs liés à une révision mal encadrée, notamment l’instabilité juridique, les tensions politiques et institutionnelles », a-t-il précisé. Cette observation met en lumière la complexité du contexte congolais, où les décisions législatives peuvent rapidement impacter la stabilité économique et la cohésion sociale.

Le discours de Bin Nassor s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du climat des affaires en République du Congo. Depuis plusieurs années, le pays cherche à attirer davantage d’investissements étrangers dans le secteur minier, considéré comme un levier de croissance économique. La réforme du Code minier apparaît ainsi comme un enjeu stratégique, susceptible d’influencer les décisions des investisseurs internationaux.

En insistant sur la nécessité d’une concertation approfondie, le représentant de la Fédération des entreprises du Congo a rappelé que les acteurs privés, les autorités publiques, les organisations de la société civile et les communautés locales doivent tous être associés aux discussions. Cette approche plurielle vise à garantir que les intérêts de chaque partie soient pris en compte, évitant ainsi les conflits futurs.

Le contexte de cette prise de parole était marqué par une série de consultations préliminaires organisées par le gouvernement, visant à recueillir les avis des différents intervenants. Bin Nassor a souligné que ces premières étapes, bien que nécessaires, ne suffisent pas à elles seules à assurer une réforme réussie. Il a appelé à un approfondissement des échanges, à la mise en place de groupes de travail thématiques et à la publication transparente des résultats.

Les propos de Bin Nassor ont été accueillis avec attention par les participants, qui ont reconnu la pertinence de ses arguments. Certains ont exprimé le souhait de voir davantage d’ateliers régionaux, afin de prendre en compte les spécificités locales et les préoccupations des populations vivant à proximité des sites d’exploitation.

Dans le même temps, le secteur minier reste confronté à des défis structurels, notamment la nécessité de moderniser les infrastructures, d’améliorer la formation des main‑d’œuvre et de renforcer la gouvernance environnementale. La révision du Code minier, selon Bin Nassor, doit donc s’inscrire dans une vision globale qui dépasse le simple cadre juridique.

En conclusion, le message central de Bin Nassor était clair : la réussite de la réforme dépendra de la capacité des autorités à orchestrer un dialogue inclusif, à éviter les raccourcis et à garantir la stabilité juridique. Son appel à la prudence et à la concertation reflète une volonté de protéger les investissements tout en assurant une gouvernance responsable des ressources naturelles.

Alors que le gouvernement poursuit ses travaux de révision, les acteurs du secteur attendent des avancées concrètes qui intègrent les recommandations formulées lors de ces réunions. Le regard des investisseurs internationaux restera attentif aux évolutions du cadre législatif, condition sine qua non d’une dynamique économique durable pour le Congo.