Le 16 juillet 2026, l’administration du Parc national des Virunga a publié un communiqué annonçant que les candidats originaires de Goma, Rutshuru, Nyiragongo et Masisi ne seraient intégrés qu’à une seconde cohorte de recrutement prévue en 2027. Cette décision contraste avec le calendrier initial qui prévoyait la participation de tous les candidats dès l’année en cours.
Les conseils communaux et territoriaux de la jeunesse, représentants des jeunes des territoires concernés, ont immédiatement exprimé leur désaccord. Selon leurs déclarations, le report constitue une rupture avec les conditions établies lors de l’appel à candidatures lancé le 20 avril 2026. À cette date, le parc avait invité les jeunes de l’ensemble du bassin du Virunga à soumettre leurs dossiers pour devenir éco‑gardes, sans préciser de critères de priorisation géographique.
Les responsables de la jeunesse ont souligné que le communiqué du 16 juillet ne mentionnait aucun critère justifiant une différenciation entre les territoires. Ils ont rappelé que l’appel à candidatures, tel que publié en avril, invitait tous les jeunes intéressés à postuler, indépendamment de leur provenance. Ainsi, le report exclusif des candidats de Goma, Rutshuru, Nyiragongo et Masisi apparaît, à leurs yeux, comme une décision unilatérale et non conforme aux engagements initiaux.
Cette contestation s’inscrit dans un contexte plus large où le recrutement d’éco‑gardes revêt une importance stratégique pour la conservation du parc. Le parc des Virunga, reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle, dépend en effet d’équipes locales capables de protéger les zones sensibles. Le report de la prise en compte de certains candidats pourrait, selon les jeunes, compromettre l’équité du processus et retarder l’intégration de jeunes motivés provenant de ces districts.
Les conseils de la jeunesse ont demandé à l’administration du parc de clarifier les raisons de ce report et d’ajuster le calendrier afin que les candidats de tous les territoires puissent être évalués simultanément. Ils ont également réaffirmé leur volonté de collaborer avec les autorités du parc pour garantir que le recrutement respecte les engagements pris lors de l’appel de candidature d’avril.
En l’absence de réponse officielle à ces revendications, les jeunes leaders ont indiqué qu’ils poursuivraient le dialogue avec les instances concernées. Leur objectif reste de veiller à ce que le processus de sélection des éco‑gardes demeure transparent, inclusif et conforme aux critères initiaux annoncés.
Cette affaire illustre les tensions qui peuvent émerger lorsqu’une décision administrative modifie les conditions d’un appel à candidature déjà publié. Elle souligne également le rôle actif des organisations de jeunesse dans le suivi des politiques de conservation et dans la défense des intérêts de leurs membres.
Le suivi de cette controverse sera déterminant pour la mise en œuvre du programme de recrutement des éco‑gardes et pour la perception de la légitimité du parc auprès des communautés locales.