Le jeudi 16 juillet 2026, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) s’est réuni en assemblée plénière à Kinshasa pour voter une nouvelle directive. Cette décision, relayée par la cellule de communication du régulateur et reprise par les sites d’information Dépêche.cd et 7sur7.cd, fixe les règles que devront respecter les porte‑parole, communicateurs, délégués, représentants et envoyés mandatés par les partis politiques, les artistes, les personnalités publiques, les associations, les organisations et toute autre structure d’influence lorsqu’ils prennent la parole à l’antenne.
Le texte, adopté à la majorité des voix, entre immédiatement en vigueur, sans période de transition. Il s’applique à toutes les interventions diffusées sur les chaînes de télévision, les stations de radio et les plateformes numériques régulées par le CSAC. L’objectif affiché par le régulateur est de garantir la transparence des prises de parole, d’assurer le respect des principes d’équité et de prévenir les abus de parole publique.
La directive précise que chaque intervenant doit être clairement identifié, que son mandat doit être attesté par écrit et que le contenu de son intervention doit être soumis à un contrôle préalable lorsqu’il porte sur des sujets sensibles, tels que la sécurité nationale, la santé publique ou les élections. Le CSAC a également indiqué que les médias devront conserver les enregistrements des émissions pendant une durée minimale de trente jours, afin de permettre toute vérification ultérieure.
Dans le cadre de cette nouvelle réglementation, les médias sont tenus de vérifier l’authenticité des documents présentés par les porte‑parole avant diffusion. En cas de manquement, le CSAC se réserve le droit d’appliquer des sanctions allant de l’avertissement à la suspension temporaire de l’autorisation de diffusion, voire le retrait définitif de la licence.
Le texte a été présenté comme une réponse aux préoccupations croissantes concernant la prolifération de déclarations non vérifiées et de discours partisan dans les espaces audiovisuels. En encadrant strictement les conditions d’accès à l’antenne, le régulateur entend renforcer la crédibilité des médias et protéger le public contre la désinformation.
Le communiqué du CSAC souligne que la directive ne vise pas à restreindre la liberté d’expression, mais à instaurer un cadre juridique clair qui permette à chaque intervenant d’exprimer son point de vue dans le respect des règles de l’éthique journalistique et de la déontologie professionnelle. Les parties prenantes, notamment les partis politiques et les organisations de la société civile, ont été invitées à prendre connaissance du texte et à adapter leurs procédures internes en conséquence.
Le jour même de l’adoption, le régulateur a publié une notice détaillant les principales dispositions de la directive. Cette notice a été largement diffusée sur les réseaux sociaux officiels du CSAC, ainsi que sur les sites partenaires qui assurent la veille médiatique. Aucun commentaire officiel supplémentaire n’a été recueilli auprès des porte‑parole ou des organisations concernées au moment de la rédaction de ce reportage.
Le contexte dans lequel s’inscrit cette décision est celui d’un paysage médiatique en pleine mutation, où les plateformes numériques gagnent en influence et où les discours politiques se multiplient à travers divers canaux de diffusion. Le CSAC, en tant qu’autorité de régulation, a jugé nécessaire d’harmoniser les pratiques afin d’éviter des dérives potentielles liées à l’usage abusif de l’antenne.
En pratique, la mise en œuvre de la directive implique que chaque porte‑parole devra fournir, avant toute apparition à l’antenne, une attestation de mandat signée par l’autorité qui le désigne, ainsi qu’une copie du texte de son intervention. Les rédactions devront, de leur côté, intégrer ces éléments dans leurs procédures de validation et de programmation.
Le CSAC a également indiqué que des contrôles inopinés seront effectués dans les prochains mois pour s’assurer du respect des nouvelles exigences. Les médias qui ne se conformeraient pas aux prescriptions risquent des mesures correctives, conformément aux dispositions prévues par le code de la communication audiovisuelle.
Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures prises par le régulateur au cours des dernières années, visant à renforcer la gouvernance du secteur audiovisuel et à promouvoir un environnement d’information fiable. La directive du 16 juillet 2026 vient ainsi compléter les précédentes réformes relatives à la transparence des financements des médias et à la protection des droits des auditeurs et téléspectateurs.
Au moment de la rédaction, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des partis politiques ou des organisations mentionnées dans le texte. Le CSAC a toutefois indiqué rester disponible pour répondre aux questions et accompagner les acteurs du secteur dans la mise en œuvre des nouvelles règles.
L’image ci‑dessous, publiée par le CSAC lors de la séance plénière, illustre le moment où la directive a été officiellement arrêtée.
En résumé, la directive adoptée le 16 juillet 2026 par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication constitue un cadre juridique destiné à réguler les interventions des porte‑parole dans les médias. Elle vise à assurer la transparence, à protéger le public contre la désinformation et à garantir le respect des principes d’équité et de responsabilité dans le paysage audiovisuel congolais.