Le 16 juillet 2026, le Centre d’opérations d’urgence de santé publique (COUSP) a publié son rapport de situation n°062, marquant un tournant dans la surveillance de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Une ligne du document a déplacé le centre de gravité de l’épidémie vers la zone de santé de Mahagi, située à la frontière avec l’Ouganda.
Dans cette zone, le COUSP a confirmé le premier cas de maladie à virus Ebola. Il s’agit de la vingt‑septième zone touchée parmi les trente‑six zones sanitaires de la province de l’Ituri, région déjà fortement affectée par la maladie. La confirmation du cas à Mahagi élargit l’aire de transmission et intensifie le risque de propagation transfrontalière, comme le souligne le communiqué du COUSP : « L’apparition d’un premier cas dans la zone de santé de Mahagi, située à la frontière avec l’Ouganda, élargit davantage l’air de transmission et renforce le risque de propagation transfrontalière ».
Le virus Ebola, hautement contagieux, a déjà provoqué plusieurs épidémies dans la région du Grand Bassin, entraînant des dizaines de décès et mobilisant d’importantes ressources sanitaires. La découverte d’un nouveau foyer à la frontière ougandaise rappelle la fragilité des frontières dans la lutte contre les maladies infectieuses, où la mobilité des populations peut rapidement transformer un foyer local en une menace régionale.
Les autorités sanitaires congolaises, en collaboration avec leurs partenaires internationaux, ont immédiatement renforcé les mesures de surveillance à Mahagi. Des équipes de suivi des contacts, des points de contrôle sanitaires et des campagnes d’information ont été déployés pour contenir la propagation. Les habitants de la zone ont été invités à signaler tout symptôme suspect et à respecter les consignes de distanciation et d’hygiène.
Le rapport du COUSP indique également que la localisation de Mahagi, à la lisière du territoire ougandais, complique la coordination des réponses sanitaires. Les deux pays ont déjà établi des protocoles de coopération pour l’échange d’informations et la mise en place de postes de contrôle transfrontaliers, mais la nouvelle confirmation souligne la nécessité d’une vigilance accrue et d’une réponse synchronisée.
Les experts soulignent que la rapidité de la détection du cas à Mahagi témoigne d’une amélioration des capacités de surveillance sur le terrain. Cependant, ils avertissent que le risque de propagation reste élevé tant que les mouvements de population le sont, notamment dans les zones rurales où les infrastructures sanitaires sont limitées.
En attendant les résultats des investigations complémentaires, les autorités restent en alerte maximale. Le COUSP continue de publier des mises à jour régulières afin de suivre l’évolution de la situation et d’ajuster les mesures de prévention en fonction des nouvelles données.