Le 25 juin 2026, l'organisation locale AGIREC Maniema a diffusé une alerte faisant état de la mise à mort d'un éléphant dans le territoire de Punia, au cœur de la province orientale de la République démocratique du Congo. Cette information, relayée par les médias régionaux, a rapidement attiré l'attention des acteurs de la protection de la biodiversité.
Le jour suivant, le 26 juin, Greenpeace Afrique a publié un communiqué officiel. Le texte exprimait une vive préoccupation face à cet incident et appelait les autorités congolaises à lancer une enquête indépendante, impartiale et transparente. L'organisation a souligné que, à ce stade, les circonstances précises de l'abattage demeuraient inconnues et devaient être clarifiées par les services compétents.
Dans le même communiqué, Greenpeace a rappelé le rôle écologique essentiel des éléphants, les qualifiant d'« architectes des forêts tropicales ». Cette métaphore souligne la capacité des pachydermes à façonner le paysage forestier, à favoriser la dispersion des graines et à maintenir la santé des écosystèmes.
Le signalement d'AGIREC Maniema a été formulé après que des témoins locaux aient observé les restes de l'animal près d'une zone de chasse informelle. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni quant aux motifs de l'acte, ni quant à l'identité éventuelle des auteurs. L'organisation a toutefois indiqué que les autorités locales de la province de Maniema avaient été informées et que le dossier était en cours d'examen.
Greenpeace Afrique, en tant que branche régionale d'une ONG internationale reconnue, a insisté sur la nécessité d'une enquête menée par des instances indépendantes, afin d'éviter tout conflit d'intérêts ou influence locale. Le communiqué appelait également à la protection renforcée des habitats des éléphants, qui subissent une pression croissante due à la déforestation, au braconnage et aux conflits homme-faune.
Le contexte de l'incident s'inscrit dans une dynamique plus large de tensions entre les communautés locales, les activités économiques (notamment l'exploitation forestière) et la conservation de la faune. Bien que le texte de l'alerte ne précise pas les causes exactes de l'abattage, il met en lumière le besoin urgent d'une réponse institutionnelle claire et d'une coopération entre les acteurs étatiques et les organisations de la société civile.
En attendant les résultats d'éventuelles investigations, les observateurs environnementaux continuent de surveiller la situation. Le cas de Punia rappelle la fragilité des populations d'éléphants en Afrique centrale et l'importance d'un cadre juridique solide pour prévenir de futurs incidents similaires.