Le mardi 14 juillet 2026, la ministre d’État aux Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba, a accueilli à son bureau de Kinshasa une délégation de députés nationaux représentant le territoire de Fizi, au Sud‑Kivu. Conduite par le député Obedi Nyamangyoku, la petite équipe s’est présentée avec l’objectif explicite de relayer les difficultés rencontrées par les habitants touchés par les récents affrontements armés et les bombardements signalés dans les hauts plateaux de Minembwe.
La salle d’audience, sobre et éclairée, a été le théâtre d’échanges ponctués de témoignages poignants. Les députés ont décrit, avec une précision factuelle, le nombre croissant de familles contraintes d’abandonner leurs foyers, ainsi que les blessures subies par des civils lors des hostilités. Sans toutefois fournir de chiffres exacts, ils ont insisté sur l’urgence d’une prise en charge médicale et d’un hébergement d’urgence.
À la suite de ces interventions, la ministre Bazaiba a réaffirmé l’engagement du gouvernement à intervenir rapidement. Elle a déclaré que le dossier des déplacés et des blessés de Fizi figurait parmi les priorités de son ministère et que des mesures concrètes seraient étudiées dans les jours à venir. Sans détailler les actions envisagées, elle a assuré que les autorités compétentes mobiliseraient les ressources nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires exprimés.
Le ton de la rencontre est resté professionnel, chaque partie insistant sur la nécessité d’une coordination efficace entre les instances nationales et les acteurs locaux. La délégation de Fizi a souligné l’importance d’une réponse rapide afin d’éviter une aggravation de la situation humanitaire, tandis que la ministre a rappelé le cadre législatif qui guide les interventions d’urgence dans les zones affectées par les conflits.
Après la séance, les députés ont quitté le bâtiment ministériel, laissant derrière eux une promesse officielle de suivi. Aucun communiqué supplémentaire n’a été publié immédiatement, mais la rencontre a été consignée comme un moment clé dans le dialogue entre le gouvernement central et les représentants des régions les plus touchées par les violences.