FAO : atelier de restauration des paysages dégradés au Kwango

FAO : atelier de restauration des paysages dégradés au Kwango

Le vendredi 17 juillet 2026, le cabinet du gouverneur du Kwango, Willy Bitwisila, à Kenge, a été le théâtre d’une rencontre officielle entre les autorités provinciales et une délégation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’atmosphère était empreinte de sérieux, chaque participant conscient de l’enjeu environnemental et alimentaire que représente la dégradation des paysages dans la province.

La délégation de la FAO, venue spécialement pour ce rendez‑vous, a exposé les grandes lignes du projet qui sera mis en œuvre dès la semaine suivante : un atelier technique provincial. L’objectif principal de cet atelier est la validation des données de terrain recueillies sur la restauration des paysages dégradés, une étape cruciale avant toute action de remise en état des sols et des écosystèmes.

À la tête de la délégation se trouvait Jean‑Robert Mikaba, directeur de cabinet de la ministre provinciale de l’Agriculture. Son rôle a été de détailler le cadre méthodologique de l’atelier, en insistant sur la nécessité d’une approche scientifique rigoureuse afin d’assurer la pertinence des mesures de restauration. Aucun discours politique n’a été prononcé, la discussion s’est concentrée sur les aspects techniques et opérationnels.

Le gouverneur Bitwisila a accueilli les représentants de la FAO dans son bureau, soulignant l’importance de la coopération internationale pour faire face aux défis du changement climatique dans le Kwango. Il a rappelé que la province, majoritairement rurale, dépend fortement de l’agriculture de subsistance, et que la dégradation des sols menace directement la sécurité alimentaire des communautés locales.

Les deux parties ont convenu que la validation des données de terrain serait réalisée à travers des travaux de terrain conjoints, impliquant des agronomes, des spécialistes de l’environnement et des représentants des collectivités locales. Cette démarche collaborative vise à garantir que les informations recueillies reflètent fidèlement la réalité du terrain, condition indispensable à la conception de plans de restauration efficaces.

Le programme de l’atelier, tel qu’il a été présenté, comprend plusieurs sessions : une première phase d’introduction aux enjeux climatiques et à la perte de biodiversité, suivie d’ateliers pratiques de cartographie des zones dégradées, puis d’une étape de discussion sur les meilleures pratiques de restauration. Les participants devront également établir un calendrier de suivi pour mesurer l’impact des actions menées.

En outre, la FAO a rappelé que la restauration des paysages dégradés s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les effets du changement climatique. En réhabilitant les sols, on améliore la capacité des terres à retenir l’eau, ce qui contribue à la résilience des cultures face aux variations climatiques. Cette dimension environnementale a été soulignée comme un pilier essentiel du projet.

Le gouverneur a exprimé son soutien plein et entier à l’initiative, insistant sur le fait que la province mobilisera les ressources humaines et logistiques nécessaires pour le bon déroulement de l’atelier. Il a également indiqué que les résultats de la validation des données seront partagés avec les acteurs locaux afin d’orienter les futures actions de reboisement et de gestion durable des ressources naturelles.

La rencontre s’est conclue par la planification d’une visite de terrain qui aura lieu dans les jours qui précèdent l’atelier. Cette visite permettra aux techniciens de la FAO et aux responsables provinciaux d’observer directement les zones les plus affectées et de calibrer les outils de mesure qui seront utilisés lors de l’atelier.

Ce premier pas marque le lancement d’une série d’actions coordonnées visant à restaurer les paysages du Kwango, à sécuriser l’alimentation des populations rurales et à renforcer la capacité d’adaptation du territoire face aux changements climatiques. La mise en place de l’atelier technique représente une étape clé dans la mise en œuvre de cette ambition collective.

En résumé, le 17 juillet 2026 a été le jour où le gouverneur du Kwango a officiellement reçu la FAO à Kenge, où les préparatifs d’un atelier provincial dédié à la validation des données de terrain sur la restauration des paysages dégradés ont été présentés, et où les engagements mutuels en faveur de la sécurité alimentaire et de la lutte contre le changement climatique ont été réaffirmés.