Le jeudi 16 juillet 2026, le président de la République démocratique du Congo, Félix‑Antoine Tshisekedi, a pris la parole lors de l’ouverture du troisième Sommet mondial pour la paix, organisé par l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC) à Luanda, en Angola. Dans son allocution, il a souligné l’importance d’une responsabilité partagée et du respect des engagements internationaux comme piliers d’une paix durable.
Le sommet, qui réunit des dirigeants, des représentants de la société civile et des experts du monde entier, vise à renforcer le dialogue interculturel et à promouvoir des solutions pacifiques aux conflits. En tant que troisième édition de cet événement, il s’inscrit dans la continuité des deux précédents sommets, qui avaient déjà mis en avant la nécessité d’une coopération multilatérale pour prévenir les violences.
Félix‑Antoine Tshisekedi a rappelé que la paix ne peut être assurée que si chaque acteur, qu’il s’agisse d’États, d’organisations régionales ou de la société civile, respecte les traités et les résolutions adoptés au niveau international. « Nous devons tous assumer notre part de responsabilité, respecter les engagements que nous avons pris, et travailler ensemble pour que le droit devienne le socle de la coexistence pacifique », a-t-il déclaré.
Le président congolais a également évoqué le rôle crucial de l’Afrique dans la construction d’un ordre mondial fondé sur le droit. Il a rappelé que le continent, riche en diversité culturelle, possède des mécanismes traditionnels de résolution des conflits qui peuvent être mis en synergie avec les cadres juridiques internationaux.
Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte de relations renforcées entre la RDC et l’Angola. En effet, le même lieu, Luanda, avait été le théâtre d’une rencontre bilatérale le 27 février 2024 entre Félix‑Antoine Tshisekedi et son homologue angolais, João Lourenço. Cette réunion, illustrée par une photographie officielle, avait déjà mis en avant la coopération régionale et les échanges économiques entre les deux pays. Le rappel de ce précédent renforce la symbolique du sommet de 2026, qui se déroule sur le même sol, témoignant d’une continuité diplomatique.
En soulignant la nécessité du respect du droit international, le président a fait référence aux accords de paix signés dans la région des Grands Lacs, ainsi qu’aux résolutions de l’ONU relatives à la prévention des conflits. Il a insisté sur le fait que la mise en œuvre effective de ces engagements requiert une volonté politique forte et une surveillance rigoureuse.
Le discours de Tshisekedi a également abordé la question de la justice transitionnelle, rappelant que la reconnaissance des victimes et la réparation des injustices sont indispensables pour instaurer une confiance durable entre les communautés. Selon lui, la justice doit être perçue comme un instrument de réconciliation et non comme une revanche.
Le président a conclu son allocution en appelant à la mobilisation de toutes les parties prenantes, y compris les jeunes, les femmes et les organisations locales, afin de bâtir des sociétés résilientes. Il a souligné que la paix est un projet collectif qui nécessite l’engagement de chaque citoyen, au même titre que les gouvernements.
Le 3ᵉ Sommet mondial pour la paix de l’UNAOC se poursuit tout au long de la semaine, avec des tables‑rondes, des ateliers et des séances de travail visant à concrétiser les principes évoqués lors de l’ouverture. Les participants s’attendent à élaborer des recommandations concrètes pour renforcer les mécanismes de prévention des conflits et promouvoir le respect du droit dans les processus de gouvernance.
En résumé, le message central de Félix‑Antoine Tshisekedi à Luanda le 16 juillet 2026 a été clair : la paix durable ne peut s’envisager sans une responsabilité collective et le respect scrupuleux des engagements internationaux. Ce rappel, prononcé au cœur d’un sommet dédié à la promotion du dialogue civilizatoire, réaffirme la volonté de la RDC de jouer un rôle actif dans la construction d’un ordre mondial plus juste et plus pacifique.