Kinshasa lance le Festival 'Changement de mentalité' social

Kinshasa lance le Festival 'Changement de mentalité' social

Le 17 juillet 2026, un communiqué a indiqué que Kinshasa, la capitale de la rumba, allait accueillir, pendant deux jours, la première édition du Festival "Changement de mentalité". Conçu comme un rendez‑vous artistique à forte portée sociale, le festival s’inscrit dans la continuité d’une campagne lancée en avril 2026 autour d’une chanson éponyme.

Cette campagne, portée par le titre "Changement de mentalité", a été produite par le collectif LIKO PRO. Elle réunit plusieurs musiciens et comédiens congolais autour d’un message centré sur les bonnes mœurs, la lutte contre la cybercriminalité et l’usage responsable des outils numériques. Le festival vient donc prolonger cette dynamique, en offrant une scène publique où les artistes peuvent diffuser ces valeurs auprès du grand public.

Parmi les musiciens invités, on retrouve des figures reconnues de la scène congolaise : Bill Clinton Kalonji, Gaz Mawete, Gally Garvey, René Soso Pembe, Zozo Machine et Gaz Fabilouss. Leur participation garantit une diversité de styles, du soukous au rap en passant par la rumba moderne, et assure une large attractivité pour les amateurs de musique urbaine et traditionnelle.

Le volet comique du festival est assuré par des artistes tels que Jérémie Shabani, Aïda et Mpaka Lowi. Leur présence vise à alléger le ton tout en renforçant le message de sensibilisation, en utilisant l’humour comme vecteur d’éducation sur les risques du numérique et les comportements éthiques à adopter en ligne.

Le programme, réparti sur deux journées, prévoit des concerts, des sketches, des ateliers interactifs et des débats. Chaque activité est pensée pour encourager le public à réfléchir aux enjeux de la cybersécurité, à la protection de la vie privée et à l’importance d’un comportement respectueux sur les réseaux sociaux.

Le choix de Kinshasa comme lieu d’accueil n’est pas anodin. Ville dynamique, cœur économique et culturel du Congo, la capitale attire chaque année des milliers de jeunes, souvent très connectés. Le festival se veut donc un levier pour toucher directement cette population, en la mobilisant autour d’un message positif et d’une prise de conscience collective.

Le concept du festival s’appuie sur la conviction que l’art peut être un catalyseur de changement social. En réunissant des figures publiques populaires, l’initiative espère créer des modèles de comportement que les jeunes pourront imiter, notamment en matière d’usage responsable des smartphones et des plateformes en ligne.

Le soutien logistique et institutionnel provient de partenaires locaux et régionaux, bien que les noms exacts n’aient pas été précisés dans le communiqué initial. L’organisation souligne toutefois que le projet bénéficie d’un financement dédié à la promotion de la culture et de la prévention des cybercrimes.

Le festival se déroulera dans différents espaces culturels de Kinshasa, offrant ainsi une visibilité maximale à chaque performance. Les organisateurs ont indiqué que des mesures de sécurité seront mises en place pour garantir le bon déroulement des événements, notamment face aux risques liés aux foules et aux technologies utilisées.

En complément des spectacles, des stands d’information seront installés pour informer les visiteurs sur les bonnes pratiques numériques, les outils de protection des données personnelles et les voies de signalement des activités illicites en ligne.

Cette première édition marque un tournant dans la manière dont les autorités et les acteurs culturels congolais abordent les problématiques numériques. En combinant musique, théâtre et éducation, le Festival "Changement de mentalité" cherche à instaurer une nouvelle norme de comportement, tant dans la vie réelle que virtuelle.

Les retombées attendues incluent une meilleure sensibilisation du public aux dangers du cyberespace, une adoption plus large de pratiques sécurisées et, à terme, une diminution des actes de cybercriminalité dans le pays. Le succès de cette initiative pourrait également inspirer d’autres villes africaines à reproduire le modèle.