Le mercredi 15 juillet 2026, la petite localité de Nyankunde, située à 45 kilomètres au sud‑ouest de Bunia dans la province de l’Ituri, a été le théâtre de deux incidents violents qui ont directement visé le centre de traitement dédié à l’épidémie d’Ebola.
Dans un premier temps, des échanges de tirs entre miliciens se sont produits à proximité immédiate de l’établissement sanitaire. Les coups de feu, rapportés par les témoins présents, ont semé la panique parmi le personnel médical et les patients hébergés sur place.
Parallèlement, un groupe d’hommes, décrits comme « en colère », a mis le feu aux bâtiments du centre. Les flammes ont rapidement envahi les structures, aggravant la confusion déjà provoquée par les tirs. Les deux épisodes, distincts mais simultanés, ont conduit à une situation d’insécurité extrême.
Face à l’escalade de la violence, les agents chargés de la riposte contre l’épidémie ont jugé indispensable de se retirer de Nyankunde le jeudi 16 juillet 2026. Cette décision, motivée par des raisons de sécurité, a interrompu les activités de prise en charge des patients atteints d’Ebola dans la région.
Ces faits s’inscrivent dans un contexte plus large où la riposte sanitaire en République démocratique du Congo est régulièrement confrontée à des défis sécuritaires. L’incident de Nyankunde illustre la vulnérabilité des infrastructures de santé face à des menaces armées, compromettant ainsi les efforts de contrôle de l’épidémie.
Les autorités locales n’ont pas encore communiqué de mesures précises pour sécuriser à nouveau le centre ou pour assurer la continuité des soins. Le départ des équipes sanitaires laisse la population de Nyankunde et des environs sans accès immédiat à un traitement spécialisé contre Ebola.
Les organisations humanitaires présentes dans la région surveillent la situation de près, soulignant l’importance de rétablir un environnement sûr afin de reprendre les activités de dépistage, de prise en charge et de prévention.
En attendant, les habitants de Nyankunde restent exposés à un risque accru de transmission, du fait de l’absence de services de santé adaptés et de la persistance d’une atmosphère d’insécurité.