Inflation RDC : 2,9 % au 2ᵉ trimestre 2026, cadre macro stable

Inflation RDC : 2,9 % au 2ᵉ trimestre 2026, cadre macro stable

Le vendredi 17 juillet 2026, la Banque centrale du Congo (BCC) a tenu à Kinshasa la réunion de son Comité de politique monétaire. Au terme du deuxième trimestre de l’année, les responsables ont communiqué un taux d’inflation en glissement annuel de 2,9 %, contre 2,2 % au trimestre précédent. Cette donnée, bien que supérieure à celle du trimestre antérieur, reste contenue dans le contexte économique de la République démocratique du Congo.

Les membres du comité ont rappelé que le cadre macroéconomique du pays demeure globalement stable. Malgré les pressions exercées par la hausse des prix du carburant et l’augmentation des coûts logistiques, les indicateurs montrent une relative stabilité du franc congolais. Cette stabilité monétaire contribue à limiter la propagation de l’inflation aux biens de consommation courante.

Parallèlement, la BCC a mis en avant le renforcement de ses réserves internationales. Un niveau plus élevé de réserves offre à la banque centrale une marge de manœuvre supplémentaire pour intervenir sur les marchés des changes ou pour soutenir la politique monétaire en cas de choc externe. Cette capacité accrue rassure les investisseurs et les partenaires commerciaux quant à la solvabilité du pays.

Les pressions inflationnistes identifiées proviennent principalement de deux sources : d’une part, la hausse du prix du carburant, qui affecte directement le coût du transport et, par ricochet, le prix des produits importés ; d’autre part, l’augmentation des coûts logistiques, liée notamment aux difficultés d’infrastructure et aux frais de manutention. La BCC a indiqué suivre de près ces évolutions afin d’ajuster, si nécessaire, ses outils de politique monétaire.

En dépit de ces facteurs de tension, la BCC a souligné que le taux d’inflation de 2,9 % reste compatible avec les objectifs de stabilité des prix poursuivis par l’institution. Le maintien d’un taux d’inflation modéré est considéré comme favorable à la croissance économique, car il préserve le pouvoir d’achat des ménages et crée un environnement propice aux investissements.

Le communiqué de la réunion a également rappelé que la stabilité du franc congolais repose sur une politique de change prudente, combinée à une gestion rigoureuse des réserves. Cette approche vise à éviter les fluctuations excessives qui pourraient déstabiliser les prix intérieurs et nuire à la confiance des acteurs économiques.

En conclusion, le bilan présenté le 17 juillet 2026 montre une inflation maîtrisée à 2,9 % au deuxième trimestre, une monnaie locale stable et des réserves internationales renforcées. Ces éléments offrent à la Banque centrale du Congo une assise solide pour poursuivre sa mission de préservation de la stabilité macroéconomique, même face aux défis posés par les prix du carburant et les coûts logistiques.