Ituri : la société civile réclame le déminage avant le retour

Ituri : la société civile réclame le déminage avant le retour

Le samedi 11 juillet 2026, exactement quatre mois après l’attaque du site minier situé à Muchacha, le calme a repris dans la zone. La Société civile du Congo de la chefferie des Bombo, entité coutumière du territoire de Mambasa, a observé un retour progressif de la paix dans quatre groupements locaux.

Malgré cette accalmie, le sol demeure non inspecté. Aucun dispositif de détection des engins explosifs n’a encore été déployé, et les habitants qui avaient fui les violences restent sur le qui-vive, attendant des garanties de sécurité.

Face à cette situation, la société civile a adressé un appel clair aux autorités internationales. Elle a invité les populations déplacées à revenir dans leurs foyers, à condition que le Service de lutte antimines des Nations unies intervienne rapidement pour procéder au déminage du terrain. Cette exigence repose sur le principe que le retour durable des habitants ne peut se faire tant que le risque d’engins explosifs reste présent.

Le rapport de la société civile souligne que, bien que le calme soit revenu, l’absence d’inspection du sol constitue un obstacle majeur à la reconstruction des activités quotidiennes. Les agriculteurs, commerçants et familles déplacées attendent la levée de ce frein afin de pouvoir reprendre leurs activités économiques et sociales.

Dans le même temps, les responsables locaux ont indiqué que les quatre groupements où la paix semblait se rétablir étaient ceux qui avaient le plus tôt exprimé le souhait de voir leurs voisins revenir. Cette dynamique montre une volonté collective de rétablir la cohésion communautaire, dès lors que les conditions de sécurité seront garanties.

Le contexte géographique de l’incident, au cœur de la province de l’Ituri, rappelle la fragilité de la situation sécuritaire dans cette partie du pays. Les attaques contre les sites miniers ont souvent entraîné des déplacements massifs, et le processus de retour des populations dépend largement de la capacité des acteurs humanitaires et des organisations internationales à sécuriser les zones affectées.

En l’absence d’une opération de déminage officielle, la société civile du Bombo a choisi de rendre publique sa condition, afin d’appuyer les négociations avec les instances de l’ONU. Le message est net : le déminage doit précéder le retour des habitants pour éviter de nouveaux drames.

Cette demande s’inscrit dans le cadre plus large des efforts de stabilisation menés dans l’est de la République démocratique du Congo, où les organisations de la société civile jouent un rôle crucial en relayant les besoins des populations locales aux acteurs internationaux.

En conclusion, le constat du 11 juillet 2026 montre un double tableau : d’une part, le retour du calme et l’espoir d’une reprise normale de la vie dans les quatre groupements, d’autre part, la nécessité impérative d’un déminage complet par le Service de lutte antimines des Nations unies avant que les habitants ne puissent réellement se réinstaller en toute sécurité.