Kananga : institutions signent un contrat pour la centrale

Kananga : institutions signent un contrat pour la centrale

Le vendredi 17 juillet 2026, la capitale congolaise a été le théâtre d’une étape majeure pour le développement énergétique du Kasaï‑Central. Au cours d’une cérémonie officielle à Kinshasa, le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a officialisé un partenariat avec l’Agence Nationale d’Électrification en Milieu Rural et Périurbain (ANSER). Le protocole signé prévoit la construction et la mise en service d’une centrale hydroélectrique à Kananga, ville principale du province.

La signature du contrat a été marquée par la présence des ministres des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité ainsi que du ministre de l’Entrepreneuriat, qui assure l’intérim du portefeuille de l’Industrie. Ces haut‑responsables ont souligné l’importance du projet pour renforcer l’accès à l’électricité dans une région qui souffre encore d’un déficit énergétique important.

Le texte d’accord prévoit la création d’une nouvelle société, HYDRO MBOMBO SAS, chargée de la gestion opérationnelle de la centrale. Cette entité sera responsable de la phase de construction, de la mise en service, puis de l’exploitation à long terme, assurant ainsi une continuité de service pour les populations locales.

Le choix de Kananga n’est pas anodin. Située au cœur du bassin du fleuve Kasai, la ville bénéficie d’un potentiel hydraulique exploitable, ce qui en fait un site privilégié pour le développement d’infrastructures énergétiques durables. Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale d’électrification rurale et périurbaine, visant à réduire la dépendance aux sources d’énergie fossile et à améliorer la qualité de vie des habitants.

Les autorités présentes ont rappelé que la coopération entre le FPI et l’ANSER représente un modèle de partenariat public‑public, où les deux institutions mettent en commun leurs expertises techniques et leurs capacités de financement. Le FPI, en tant qu’organisme de promotion industrielle, apporte le soutien financier et la mobilisation d’investissements, tandis que l’ANSER, mandatée pour l’électrification des zones rurales, assure la planification technique et la coordination avec les collectivités locales.

Ce type d’initiative contribue également aux objectifs du pays en matière de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique. En favorisant l’exploitation de ressources renouvelables, le Congo renforce sa position dans le cadre des accords internationaux sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le projet de la centrale hydroélectrique de Kananga, bien que récemment lancé, suscite déjà l’enthousiasme des acteurs locaux. Les représentants des municipalités de la région ont exprimé leur confiance quant à l’impact positif attendu sur l’économie locale, notamment grâce à la création d’emplois pendant la phase de construction et à l’amélioration de l’accès à l’électricité pour les ménages et les entreprises.

En outre, la mise en service de la centrale devrait permettre de réduire les coupures de courant fréquentes, favorisant ainsi le développement de l’industrie et des services dans la province. Les autorités ont indiqué que le suivi du chantier sera assuré par des équipes mixtes, garantissant le respect des normes de sécurité et de qualité environnementale.

Le 17 juillet 2026 marque donc le lancement officiel d’un projet qui, selon les responsables, « ouvre une nouvelle ère d’électrification durable pour le Kasaï‑Central ». La prochaine étape consistera à démarrer les travaux de génie civil, suivis de l’installation des turbines et des systèmes de distribution. Le calendrier prévisionnel prévoit une mise en service progressive, en fonction de l’avancement des travaux et des autorisations administratives.

Ce partenariat illustre la volonté du gouvernement congolais de mobiliser les ressources publiques afin de répondre aux besoins énergétiques croissants du pays. En s’appuyant sur des structures existantes comme le FPI et l’ANSER, le projet de Kananga montre comment la synergie institutionnelle peut accélérer la réalisation d’infrastructures essentielles.

Alors que le Congo continue d’explorer son potentiel hydroélectrique, la centrale de Kananga pourrait servir de modèle pour d’autres initiatives similaires dans les provinces où les cours d’eau offrent des possibilités d’exploitation durable. Les autorités restent attentives aux retours d’expérience afin d’ajuster les futures politiques d’électrification.

En résumé, la signature du contrat le 17 juillet 2026 représente un jalon important pour le développement énergétique du Kasaï‑Central, avec la création de HYDRO MBOMBO SAS comme acteur clé de la gestion de la future centrale hydroélectrique.