Kinshasa nettoie rapidement la place Pascal en quelques heures

Kinshasa nettoie rapidement la place Pascal en quelques heures

Le mercredi, la place Pascal, cœur névralgique de la capitale congolaise, a connu une métamorphose inattendue. En quelques heures seulement, des équipes vêtues de combinaisons bleues et de bottes jaunes, surnommées les ex‑kulunas, ont procédé à un nettoyage intensif, ramassant des tonnes de déchets, débouchant des caniveaux obstrués et chargeant les camions grâce à l’assistance d’engins mécaniques.

Cette opération s’inscrit dans un effort d’assainissement sans précédent entrepris par les autorités locales. Kinshasa, souvent décrite comme « honteusement sale », compte près d’une vingtaine de millions d’habitants. Les problèmes d’hygiène et de gestion des déchets y sont depuis longtemps un sujet de préoccupation majeur. Le nettoyage de la place Pascal représente ainsi un premier pas visible vers une amélioration de l’environnement urbain.

Les ex‑kulunas, anciens travailleurs informels du secteur du ramassage des ordures, ont été mobilisés spécialement pour cette mission. Revêtus de tenues de protection, ils ont d’abord dégagé les amas de détritus accumulés le long des trottoirs, puis ont entrepris le débouchage des caniveaux, souvent obstrués par des débris solides. L’opération a été facilitée par la présence d’engins de levage qui ont permis de charger rapidement les camions de collecte.

Ce qui rend l’action particulièrement remarquable, c’est la participation spontanée des riverains. Munis de balais, de pelles et de seaux, les habitants se sont joints aux équipes, contribuant à la collecte et au tri des déchets. Cette mobilisation citoyenne illustre la confiance que les habitants accordent aux « bâtisseurs » de la ville, ces acteurs de terrain qui œuvrent au quotidien pour un environnement plus propre.

Le succès de cette première journée de travaux a eu un impact visuel immédiat : la place Pascal a « rayonné », comme le souligne le rapport officiel publié le 17 juillet 2026. Les rues adjacentes, auparavant encombrées de détritus, se sont dégagées, offrant aux passants un espace plus aéré et plus sûr.

Au-delà de l’aspect esthétique, le nettoyage de la place Pascal revêt une dimension sanitaire importante. En débouchant les caniveaux, les équipes ont permis une meilleure évacuation des eaux de pluie, réduisant ainsi les risques d’inondations et de propagation de maladies liées à l’eau stagnante.

Cette initiative s’inscrit dans une série d’actions visant à revitaliser le cadre de vie des Kinsois. Les autorités locales ont indiqué que d’autres zones de la ville seront ciblées dans les semaines à venir, avec le même modèle de mobilisation des ex‑kulunas et de participation citoyenne.

Le rôle des ex‑kulunas montre également une évolution du statut de ces travailleurs. Passés d’une activité informelle à une reconnaissance officielle, ils sont aujourd’hui perçus comme des partenaires essentiels dans la lutte contre la pollution urbaine.

En résumé, l’intervention du mercredi a démontré qu’une action concertée, combinant expertise technique, volontariat citoyen et soutien institutionnel, peut transformer rapidement un espace public. La place Pascal, autrefois symbole de la saleté ambiante, est devenue le premier exemple d’une Kinshasa en pleine mutation.

Le suivi de ces opérations sera crucial pour mesurer l’impact à long terme sur la santé publique, la qualité de vie et la perception internationale de la capitale congolaise.