Le mardi 7 juillet 2026, la capitale congolaise a accueilli un briefing de presse consacré à une réforme ambitieuse du secteur hydrique. Invitées au cœur de la salle, les journalistes ont entendu la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, défendre la création d’un Office congolais de l’eau.
Devant un micro, la ministre a expliqué que la République démocratique du Congo possède, selon ses dires, la majeure partie des réserves d’eau douce du continent africain. Elle a décrit cette ressource comme un « or bleu » encore largement sous‑exploité sur le plan économique. L’idée, résume‑t‑elle, est de transformer ce potentiel naturel en source de revenus pour le pays.
« Je voudrais préciser ici que la RDC a plus de 50% d… », a déclaré Marie Nyange Ndambo, avant que la phrase ne soit interrompue par le temps imparti. Cette allusion à une part majoritaire des réserves d’eau douce du continent souligne l’envergure du projet tel qu’il est présenté par le gouvernement.
Le dispositif envisagé, baptisé Office congolais de l’eau, devrait regrouper sous une même autorité les compétences liées à la gestion, à la valorisation et à la distribution de l’eau. Le but affiché est de mettre en place un cadre institutionnel capable de mobiliser des investissements, de structurer les filières de production d’énergie hydraulique et de garantir un accès plus large à l’eau potable.
Lors du briefing, la ministre a rappelé que, malgré l’abondance de ses ressources hydriques, la RDC ne tire que peu de bénéfices économiques de cette richesse. Les cours d’eau et les lacs du pays restent, selon elle, largement inexploités, alors que d’autres nations africaines ont déjà lancé des projets d’envergure pour monétiser leurs ressources en eau.
Le projet d’Office s’inscrit, explique la ministre, dans une vision continentale. Elle a souligné que la gestion durable de l’eau est un enjeu majeur pour l’Afrique, tant du point de vue de la sécurité alimentaire que du développement industriel. En créant un organisme dédié, le gouvernement espère non seulement stimuler l’économie nationale, mais aussi jouer un rôle de premier plan dans la coopération régionale sur les questions hydriques.
Les journalistes présents ont interrogé la ministre sur les modalités concrètes de mise en place de cet Office. Marie Nyange Ndambo a indiqué que le processus de création passerait par la rédaction d’un texte de loi, la définition d’un cadre budgétaire et la sélection de cadres techniques capables de piloter les projets d’infrastructure. Aucun chiffre précis n’a été communiqué quant aux financements attendus ou aux échéances de mise en œuvre.
Le briefing a également permis d’évoquer les défis qui pourraient se présenter. La ministre a reconnu que la gouvernance de l’eau implique de nombreuses parties prenantes – collectivités locales, entreprises privées, organisations non gouvernementales et populations riveraines – et que la coordination de ces acteurs serait essentielle pour assurer la réussite du projet.
En conclusion, la ministre a réaffirmé que le pays devait « transformer son or bleu en revenus », insistant sur le fait que la création d’un Office de l’eau constituerait une étape clé pour atteindre cet objectif. Elle a invité les partenaires nationaux et internationaux à soutenir l’initiative, en soulignant que la mise en valeur durable de l’eau représente une opportunité de croissance économique et de développement social pour la RDC.
Ce briefing marque la première communication officielle du gouvernement congolais sur le sujet. Les prochains mois seront déterminants pour observer la concrétisation du projet, notamment la rédaction de la législation nécessaire et le lancement éventuel des premiers programmes d’investissement dans le secteur hydrique.