Le 22 juillet, Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), a lancé un appel public aux autorités de sécurité. Constatant que les deux camps politiques – la majorité et l’opposition – manifestaient une forte volonté d’investir la rue, il a demandé que les services de maintien de l’ordre empêchent la tenue simultanée de manifestations de part et d’autre.
Dans son intervention, Olenghankoy a souligné le risque d’un « scénario de chaos » susceptible de dégénérer en affrontements violents. Il a ainsi recommandé aux forces de police de ne pas autoriser que les deux groupes marchent le même jour, afin de réduire les chances d’incidents entre manifestants de bords politiques opposés.
« Il faut empêcher de provoquer des affrontements entre groupes de manifestants de bords politiques opposés (…) Les autorités de la sécurité publique ne devraient pas autoriser que les deux groupes marchent le même jour », a-t-il déclaré, rappelant que la prévention était la meilleure arme contre la violence urbaine.
Cette prise de parole intervient dans un contexte où les tensions entre la majorité au pouvoir et l’opposition se sont intensifiées. Les deux parties semblent prêtes à mobiliser leurs partisans dans les rues, chaque camp affichant la « rage d’investir la rue ». Le CNSA, dont Olenghankoy assure la présidence, a pour mission de veiller au respect des accords politiques et du processus électoral, rôle qui inclut la gestion des risques liés aux manifestations.
En recommandant une interdiction des rassemblements simultanés, Olenghankoy vise à éviter la multiplication des points de friction. Il estime que la séparation des dates de manifestation limiterait les provocations et les réactions en chaîne qui, dans le passé, ont parfois conduit à des affrontements violents entre partisans.
Le président du CNSA a également appelé les autorités à rester vigilantes et à appliquer strictement les mesures de sécurité publique. Selon lui, la coopération entre les services de police et les organisateurs de manifestations est essentielle pour garantir que les expressions citoyennes se déroulent dans le calme et le respect des lois.
Cette demande s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention des troubles civils. En limitant les rencontres directes entre groupes antagonistes, les forces de l’ordre peuvent mieux contrôler les foules, éviter les débordements et garantir la sécurité des citoyens présents dans les zones concernées.
Olenghankoy n’a pas détaillé les modalités concrètes que les services de sécurité pourraient mettre en œuvre, mais son message laisse entendre que des restrictions de permission de rassemblement, des contrôles de parcours et une présence policière renforcée sont envisagés.
Le contexte politique actuel, marqué par des revendications contradictoires et une forte mobilisation populaire, rend cet appel particulièrement pertinent. Les acteurs de la société civile, les organisations de défense des droits et les médias suivront de près les décisions qui seront prises par les autorités de sécurité publique.
En résumé, le 22 juillet, le président du CNSA a demandé que les autorités publiques interdisent les manifestations simultanées de la majorité et de l’opposition, afin d’éviter tout affrontement potentiel. Son discours met en avant la nécessité d’une action préventive pour assurer la tranquillité publique.
Le suivi de cette recommandation sera crucial pour mesurer l’efficacité des mesures de prévention mises en place. Les observateurs politiques attendent les réponses officielles des services de police et les éventuelles décisions de restriction de rassemblements dans les jours qui précéderont le 22 juillet.