Des ONG demandent aux présidents congolais et ougandais de renoncer à l'expansion pétrolière du Graben albertin

Des ONG demandent aux présidents congolais et ougandais de renoncer à l'expansion pétrolière du Graben albertin

Le samedi 4 juillet 2026, une coalition d'organisations non gouvernementales congolaises, ougandaises et internationales a rendu publique une lettre ouverte adressée aux présidents Félix Tshisekedi (République démocratique du Congo) et Yoweri Museveni (Ouganda). Portée par Greenpeace Afrique, la démarche vise à obtenir une transparence totale sur les discussions en cours concernant le développement pétrolier dans le Graben albertin et à demander le renoncement à toute forme d'expansion susceptible de menacer les communautés locales et les écosystèmes transfrontaliers.

Le texte de la lettre, publié le même jour, souligne que le Graben albertin, zone riche en hydrocarbures située à la frontière entre la RDC et l'Ouganda, est au cœur de négociations qui, selon les ONG, se déroulent dans une relative opacité. Les signataires appellent les deux chefs d’État à garantir une information complète et accessible aux populations concernées, ainsi qu’à suspendre tout projet d'expansion qui pourrait entraîner des impacts environnementaux graves.

La coalition, qui regroupe des ONG locales et internationales, invoque plusieurs rapports et études indiquant que l'exploitation accrue du pétrole dans la région pourrait entraîner la dégradation des habitats, la pollution des cours d'eau transfrontaliers et la mise en danger des moyens de subsistance des communautés riveraines.

En l'absence de réponses officielles de la part de Kinshasa et Kampala au moment de la publication, les organisations ont indiqué qu'elles poursuivraient leurs actions de plaidoyer, notamment en organisant des consultations publiques et en sollicitant le soutien d'institutions internationales afin d'assurer le respect des droits humains et environnementaux.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large où plusieurs projets d'exploitation pétrolière en Afrique centrale font l'objet d'une attention accrue de la société civile, qui réclame davantage de transparence et de participation des populations locales aux décisions qui affectent leurs territoires.