Le 26 juin 2026, le représentant permanent de la France devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Jérôme Bonnafont, a rappelé l’horreur d’une frappe de drone qui a frappé la ville de Goma, en République démocratique du Congo, trois mois plus tôt. Il a déclaré : « We call for transparency regarding those responsible for this attack », traduit en français par « Nous demandons la transparence sur les responsables de cette attaque ». Cette prise de parole a mis en lumière la « résurgence alarmante » des attaques aériennes non conventionnelles dans la région.
Le drame remonte au 11 mars 2026, vers quatre heures du matin. Une explosion a retenti dans un quartier résidentiel de Goma, faisant d’une tragique victime une Française travaillant pour l’UNICEF. Les premiers rapports indiquaient que la zone touchée était habitée, mais les détails précis sur l’étendue des dégâts ou le nombre de victimes civiles n’ont pas été publiés dans les sources disponibles.
Sur le terrain, les habitants de Goma se souviennent d’un bruit sourd suivi d’une lumière vive, avant que la panique ne s’empare des rues. Les témoins ont décrit des décombres et des résidus de métal, signes typiques d’une attaque aérienne. Aucun groupe armé n’a immédiatement revendiqué la responsabilité, laissant les autorités locales et internationales dans l’incertitude.
À New York, le mandat du Conseil de sécurité a offert à la France l’opportunité de rappeler les exigences de transparence. Jérôme Bonnafont a souligné que la communauté internationale devait obtenir des réponses claires sur l’auteur de l’attaque, afin de garantir la sécurité du personnel humanitaire et de prévenir de futures tragédies similaires. « La communauté internationale ne peut tolérer que des civils, et en particulier des travailleurs humanitaires, soient ciblés ou pris dans le feu croisé de conflits armés », a-t-il ajouté.
Le contexte géopolitique de la région, marqué par des tensions persistantes et la présence de divers groupes armés, complique l’identification des responsables. Les drones, souvent associés à des opérations de renseignement ou à des frappes ciblées, sont de plus en plus employés dans des zones où la surveillance aérienne est difficile. Cette évolution technologique a suscité des inquiétudes parmi les organisations humanitaires, qui craignent que leurs missions ne deviennent des cibles potentielles.
Les représentants de l’UNICEF, bien que n’étant pas directement cités dans le compte rendu, ont exprimé leur profonde tristesse face à la perte de leur collègue. L’organisation a rappelé son engagement à protéger son personnel et à travailler en étroite collaboration avec les autorités locales pour assurer la sécurité des opérations sur le terrain.
Le 26 juin, la salle du Conseil de sécurité était remplie de diplomates et d’observateurs, tous attentifs aux propos de Bonnafont. Son appel à la transparence a été accueilli par des réactions variées, certains pays appelant à une enquête indépendante, d’autres rappelant la nécessité de respecter la souveraineté des États concernés.
Dans le sillage de cette déclaration, plusieurs organisations non gouvernementales ont réitéré leurs appels à renforcer les mécanismes de protection des travailleurs humanitaires. Elles ont souligné que la prolifération des drones exige une mise à jour des protocoles de sécurité et une coopération internationale accrue pour tracer l’origine des appareils et les chaînes de commandement qui les utilisent.
Alors que le monde attend des réponses concrètes, le cas de Goma reste un rappel brutal des risques auxquels sont exposés les civils dans les zones de conflit. La communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité, se trouve désormais face à la tâche difficile d’enquêter sur une attaque qui, jusqu’à présent, n’a pas été clairement attribuée.
