Réforme Code minier : Kasongo Bin Nassor prône l’évaluation

Réforme Code minier : Kasongo Bin Nassor prône l’évaluation

Dans une tribune publiée le 17 juillet 2026, l'auteur, contributeur à TouteNews, estime que le forum tenu à l’Hilton Hôtel de Kinshasa a marqué une étape décisive pour le débat autour du cadre juridique du secteur extractif congolais. Pendant trois journées d’échanges, la Chambre des Mines de la Fédération des entreprises du Congo a rassemblé des acteurs aux positions variées afin d’examiner les perspectives d’évolution du Code minier de 2018.

L’auteur considère que la clôture du rassemblement, annoncée le vendredi 17 juillet, a permis de dégager une ligne directrice commune, malgré la pluralité des sensibilités exprimées. Dans son allocution de clôture, le président de la Chambre des Mines, Kasongo Bin Nassor, a salué la qualité des débats et a rappelé que les discussions avaient conduit à une vision partagée. Il a notamment déclaré : « Au-delà de nos sensibilités respectives, n [...] ». Cette citation, bien que partielle, illustre la volonté de dépasser les divergences pour parvenir à un consensus constructif.

L’auteur estime que le propos de Kasongo Bin Nassor met en avant deux piliers essentiels pour toute réforme du Code minier : l’évaluation rigoureuse des impacts et la concertation avec l’ensemble des parties prenantes. En insistant sur l’évaluation, il invite les décideurs à fonder leurs ajustements législatifs sur des données concrètes, des études d’impact et des retours d’expérience du terrain. La concertation, quant à elle, implique un dialogue permanent entre les entreprises minières, les autorités publiques, les communautés locales et les organisations de la société civile.

Selon l’auteur, cette double approche répond aux critiques récurrentes qui pointent parfois un manque de transparence ou d’inclusion dans les processus de révision législative. En privilégiant une méthodologie basée sur des faits et sur la participation, le secteur extractif pourrait gagner en légitimité et en efficacité, tout en renforçant la confiance des populations vivant à proximité des sites d’exploitation.

L’auteur souligne également que le choix de se concentrer sur une démarche méthodologique plutôt que sur un débat de principe a permis d’éviter les impasses idéologiques. Au lieu de se demander si la loi de 2018 devait être modifiée, les participants ont orienté leurs réflexions vers la manière d’améliorer le texte existant en s’appuyant sur des analyses objectives. Cette orientation, selon l’auteur, constitue une avancée notable dans la gouvernance du secteur minier.

En conclusion, l’auteur considère que le forum du 17 juillet 2026 a offert un cadre propice à la construction d’une réforme minière plus adaptée aux réalités du pays. En appelant à une évaluation approfondie et à une concertation élargie, Kasongo Bin Nassor a posé les jalons d’un processus qui, s’il est suivi, pourrait aboutir à un Code minier plus équilibré, plus transparent et davantage en phase avec les attentes de toutes les parties concernées.