Le jeudi 19 décembre 2025, la Secrétaire exécutive adjointe de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), Angèle Makombo, a publié une déclaration sur son compte X afin de répondre à une vague de rumeurs qui circulaient après le sommet virtuel des chefs d’État et de gouvernement de la SADC, tenu le 17 décembre 2025.
Dans son message, Makomo a souligné que le sommet s’est déroulé « à huis clos, sans médias », et a rappelé les deux seuls points inscrits à l’ordre du jour : la situation à Madagascar et la confirmation du président sud‑africain Cyril Ramaphosa en qualité de président par intérim de la SADC, suite au retrait de Madagascar. Elle a également nié catégoriquement que le président Tshisekedi ait été privé de parole pendant la séance.
Le contexte de la réunion était particulier. La SADC, organisation régionale regroupant quinze États d’Afrique australe, avait choisi d’organiser le sommet en ligne afin de faciliter la participation des chefs d’État malgré les contraintes logistiques et sanitaires. Le choix d’un format virtuel, toutefois, a alimenté des spéculations quant à la transparence du débat et à la possibilité pour chaque leader d’exprimer ses positions.
En réponse aux publications qui laissaient entendre que le président Tshisekedi aurait été exclu du tour de parole, Makomo a réaffirmé que la plateforme virtuelle n’avait imposé aucune restriction à l’intervention des participants. « Je dément que le président Tshisekedi ait été privé de parole », a-t-elle écrit, ajoutant que les échanges s’étaient déroulés selon le protocole établi, sans aucune omission intentionnelle.
La déclaration de Makomo a été publiée sous forme de texte court, accompagné d’un lien vers le fil de discussion où elle a précisé les modalités du sommet. Elle a rappelé que le seul sujet supplémentaire à l’ordre du jour était la désignation du président par intérim, une décision prise à la suite du désistement de Madagascar, qui avait annoncé son retrait de la présidence tournante de la SADC.
Le président sud‑africain Cyril Ramaphosa, mentionné dans la déclaration, a ainsi été confirmé comme président par intérim, garantissant la continuité du mandat de l’organisation jusqu’à la prochaine réunion officielle. Cette nomination, bien que brève, revêt une importance symbolique pour la stabilité institutionnelle de la SADC.
Quant à la situation à Madagascar, elle a été le deuxième point abordé lors du sommet. Les chefs d’État ont échangé brièvement sur les défis politiques et sécuritaires rencontrés par le pays, sans toutefois publier de conclusions détaillées. Le format à huis clos a limité la diffusion d’informations supplémentaires, renforçant ainsi l’impression d’opacité qui a alimenté les rumeurs.
Les médias traditionnels n’ont pas été invités à couvrir le sommet, ce qui a conduit à une couverture médiatique très restreinte et à une dépendance accrue aux communiqués officiels diffusés par les porte‑voix de la SADC. Cette absence de présence médiatique a favorisé la prolifération de spéculations sur les décisions prises et sur la façon dont les dirigeants ont été traités pendant la réunion.
En publiant sa réponse, Angèle Makomo a cherché à clarifier la situation et à rétablir la confiance dans le processus décisionnel de la SADC. Son message a été relayé par plusieurs comptes officiels et a rapidement été repris par les médias régionaux, qui ont souligné le caractère officiel de la dénégation.
Le 19 décembre, la déclaration a été citée par plusieurs observateurs comme une illustration des défis de communication auxquels sont confrontées les organisations régionales lorsqu’elles adoptent des formats virtuels. Le manque de visibilité et la difficulté à vérifier les propos tenus en ligne ont créé un terrain fertile pour les rumeurs, d’où l’importance d’une réponse claire et documentée de la part des porte‑voix institutionnels.
En l’absence de médias sur place, la diffusion de l’information s’est appuyée sur les réseaux sociaux, notamment X (anciennement Twitter), où la déclaration de Makomo a généré plusieurs centaines de réponses, certaines confirmant la véracité de ses propos, d’autres exprimant encore des doutes quant à la transparence du processus. Aucun autre communiqué officiel n’a été publié par la SADC pour apporter des précisions supplémentaires.
Ce reportage se base exclusivement sur la déclaration publiée par Angèle Makomo le 19 décembre 2025 et sur les informations disponibles concernant le sommet virtuel du 17 décembre 2025. Aucun autre élément n’a été ajouté, afin de respecter les exigences de véracité et d’intégrité journalistique.