Le 16 juillet 2026, les conducteurs de taxi‑voyageurs assurant la liaison entre le Kongo‑Central et la capitale Kinshasa ont exprimé publiquement leurs difficultés face à une multiplication des contrôles et des redevances le long de la route nationale n°1. Selon leurs déclarations, les arrêts fréquents et les frais jugés excessifs entre les localités de Mitendi et Matadi‑Kibala allongent considérablement le temps de parcours, affectant tant les usagers que les revenus des professionnels du transport.
Ces chauffeurs, qui assurent chaque jour le transport de passagers et de marchandises sur l’un des axes les plus fréquentés du pays, ont souligné que les contrôles s’enchaînent de façon quasi‑quotidienne. Ils évoquent notamment des points de vérification où les véhicules sont arrêtés, inspectés et soumis à des paiements additionnels qui, selon eux, ne reposent pas toujours sur une base légale claire. "Nous sommes contraints de payer des taxes qui ne sont pas justifiées, ce qui augmente le coût du trajet pour nos clients et réduit nos marges", ont déclaré plusieurs conducteurs interrogés sur le terrain.
La route nationale n°1, communément appelée la « Nationale Numéro 1 », relie la ville portuaire de Matadi à Kinshasa en traversant le Kongo‑Central. Elle constitue l’artère principale pour le transport de personnes et de marchandises entre l’intérieur du pays et le port maritime, jouant ainsi un rôle crucial dans l’économie régionale. Les chauffeurs de taxi‑voyageurs, souvent appelés « taxi‑voyageurs », sont des acteurs indispensables de ce réseau, assurant des liaisons régulières et flexibles qui complètent les services de transport public.
Dans le segment compris entre Mitendi et Matadi‑Kibala, les conducteurs ont indiqué que les contrôles sont devenus plus fréquents depuis plusieurs mois. Les arrêts prolongés, parfois accompagnés de demandes de paiement pour des frais de « taxe de passage » ou de « droit de stationnement », sont perçus comme des obstacles à la fluidité du trafic. "Chaque arrêt ajoute au moins trente minutes à notre trajet, voire plus si l’on doit régler une somme que l’on juge abusive", a affirmé un chauffeur qui a souhaité rester anonyme pour éviter d’éventuelles représailles.
Les conducteurs soulignent également que ces pratiques impactent directement les usagers. Les voyageurs, souvent pressés par des obligations professionnelles ou familiales, voient leurs temps de déplacement allongés, ce qui peut entraîner des retards, des frais supplémentaires (notamment en matière d’hébergement ou de restauration) et, dans certains cas, la perte d’opportunités économiques. Les commerçants qui transportent leurs marchandises le long de cet axe subissent également des coûts additionnels, ce qui se répercute sur les prix pratiqués dans les marchés de Kinshasa et des villes intermédiaires.
Face à ces constats, les chauffeurs ont organisé une série de protestations informelles, notamment des rassemblements devant les postes de contrôle et des discussions collectives visant à sensibiliser les autorités locales et nationales. Leur objectif principal est d’obtenir une clarification des critères d’imposition, une réduction du nombre de points de contrôle ou, à défaut, une meilleure transparence quant aux montants perçus.
Les autorités concernées n’ont pas encore publié de réponse officielle à ces revendications. Cependant, le contexte administratif du pays indique que les recettes provenant des taxes routières sont souvent réaffectées à des projets d’infrastructure ou à la maintenance des routes. Aucun communiqué n’a été diffusé à la date du 16 juillet 2026 précisant les raisons exactes de l’intensification des contrôles ni les modalités de calcul des frais exigés.
Ce différend met en lumière la tension persistante entre les exigences de financement des infrastructures et la nécessité de garantir un service de transport fluide et abordable. Dans de nombreux pays, les contrôles routiers sont justifiés par des impératifs de sécurité ou de collecte de recettes, mais ils doivent être proportionnés et clairement encadrés afin d’éviter des effets négatifs sur les acteurs économiques locaux.
En attendant une éventuelle clarification ou une évolution de la politique de contrôle, les conducteurs de taxi‑voyageurs continuent d’ajuster leurs itinéraires et leurs horaires pour limiter les impacts sur leurs clients. Certains envisagent de regrouper les trajets afin de réduire le nombre d’arrêts, tandis que d’autres cherchent à négocier directement avec les agents de contrôle pour obtenir des dérogations temporaires.
L’incident souligne l’importance d’un dialogue constructif entre les usagers de la route, les autorités de régulation et les responsables de la collecte des taxes. Une meilleure compréhension mutuelle des contraintes financières et opérationnelles pourrait permettre d’établir des solutions équilibrées, garantissant à la fois le financement des infrastructures et la compétitivité du secteur du transport routier.
Pour les usagers, la situation reste incertaine. Les délais supplémentaires et les coûts imprévus affectent la planification de leurs déplacements, notamment pour les travailleurs migrants, les étudiants et les commerçants qui dépendent quotidiennement de ce corridor. La communauté locale suit de près l’évolution du débat, espérant que les autorités interviendront rapidement afin de rétablir un cadre de circulation plus prévisible.